Transsibérien en hiver 2020 IRKOUTSK – VLADIVOSTOK

Russie - Sur mesure

Transsibérien en hiver 2020 IRKOUTSK – VLADIVOSTOK

En petit groupe

17 jours
Hiver
Russie
Avec guide privé , En train , Voyage découverte , Voyage en petit groupe , Voyage individuel
Dès 3 900 €

Pour percer un peu du mystère russe, il faut y voyager en hiver. La Russie « triche » alors moins, elle se révèle plus authentique. Ce voyage vous fera goûter l’ambiance d’un train mythique, le Transsibérien, dont les samovars à l’extrémité des wagons-lits adoucissent les hivers les plus rudes. Vous vivrez l’étonnant contraste entre Moscou et la province, admirerez des églises à l’écart des routes touristiques, emprunterez des routes enneigées et désertes, pour mieux vous enfoncer dans la forêt immense. Seul ou en petit groupe, vous pourrez affiner votre itinéraire avec nos conseillers pour choisir votre point de départ, vos excursions, vos arrêts, votre niveau de confort. Ce voyage sera ainsi une expérience unique, à jamais mémorable.

Nous contacter

Les points forts du voyage

La durée de votre voyage

Elle est modulable en fonction du nombre d’arrêts/étapes et de la ville de départ. Vous pouvez en effet commencer votre voyage en Transsibérien où vous le souhaitez.

Niveau de confort

En wagon de 1ère, 2ème ou 3ème classe.

Excursions

Vous pouvez ajouter ou supprimer des excursions, voire partir seul à la découverte muni de nos bons conseils.

  • 14 FEVRIER : EUROPE – MOSCOU - IRKOUTSK

    Départ de l'Europe. Correspondance à Moscou, vol de nuit vers Irkoutsk.

  • 15 FEVRIER : IRKOUTSK

    Arrivée dans la matinée à Irkoutsk. Le trajet de l’aéroport dure 20 minutes.
    Installation dans les chambres d’hôtes. Repos.
    Déjeuner au restaurant traditionnel.
    Tour de ville, découverte du centre historique, des églises orthodoxes Saint-Sauveur et de l’Epiphanie, des rues avec les anciennes maisons en bois aux fenêtres brodées datant de plus d’un siècle et dont on se demande comment elles peuvent affronter l’hiver sibérien et rester debout, du quai de l’Angara avec le monument au tsar Alexandre III qui a commencé la construction du Transsibérien.
    Visite du musée des Décembristes. Dîner.

  • 16 FEVRIER : IRKOUTSK - KRESTOVAYA

    En route à travers les immenses plaines de la Sibérie, des petits bourgs provinciaux et des villages d'éleveurs bouriates. Arrêt dans cette petite ville Oust-Orda pour visiter le musée du peuple bouriate chamaniste avec le Datsan (temple) bouddhiste « Toubdène Darjéline ». Déjeuner bouriate traditionnel.
    Découverte du Baïkal gelé, balades insolites dans ce lieu bout du monde perdu entre collines et vallées.
    Habituellement, la glace est couverte par une couche de neige bien aplatie par les vents. Mais certains passages montrent la glace toute transparente, tel un miroir. A cette époque de l'année, la glace du Baïkal peut atteindre une épaisseur de près de 70 cm tout en restant transparente.
    Nuit dans un petit gîte / ferme au bord du lac.
    Bania, sauna russe le soir. Préparation pour le départ matinal pour l’île Olkhon.

  • 17 FEVRIER : KRESTOVAYA-OLKHONE (KHOUJIR )

    Direction l'île d'Olkhone, sur la route de glace avec notre 4x4. Arrêt au Rocher Sagan Zaba - considéré par les Bouriates comme lieu sacré - avec ses gravures rupestres, témoignant de très anciennes cultures, au Mont Chébété, lieu sacré de l’ancien peuple du Baïkal. Déjeuner. Continuation le long de la Petite Mer, détroit qui sépare l’île Olkhon de la terre ferme.
    Arrêt sur l’île d’Ogoï. Plusieurs balades sur glace vous seront proposées durant cette journée.
    A l’arrivée à Khoujir, village principal de l’île avec ses 1 500 habitants, installation dans une auberge (chambres tout confort).
    Balade jusqu’au rocher Bourkhan - "Demeure de Dieu du lac" – un lieu sacré pour les bouddhistes ainsi que pour les chamanistes.
    Dîner à l’auberge.

  • 18 FEVRIER : KHOUJIR- OUCHKANY. PRES DE 150 KM SUR LA GLACE.

    Toute la journée sur glace. Les repas de midi se feront sous forme de pique-nique. D'abord direction le Cap Khoboï pour admirer des rochers recouverts de glace.
    Continuation jusqu'aux îles Ouchkany !!! Balades sur la glace, le long des grosses fractures qui se forment chaque année.
    Nuit sur l'île Grande Ouchkany à la station des météorologues et gardes-forestiers.
    Bania en soirée.

  • 19 FEVRIER : OUCHKANY-KATOUN

    Départ pour le golfe Tchivyrkouï, le plus grand du Lac.
    Nous contournons la pointe nord de la presqu’île Sviatoï Nos longue de plus de 50 km.
    Possibilité de baignade dans les sources chaudes.
    Nuit au village de Katoun dans le refuge du Parc National sur la presqu’île.

  • 20 FEVRIER : GOLFE DE TCHIVYRKOUÏ-OUST-BARGOUZINE- GORIATCHINSK

    En route pour Goriatchinsk. Passage par l’isthme entre le golf de Tchivyrkouï et celui de Bargouzine. C’est un endroit d’une beauté exceptionnelle : du côté du golfe de Bargouzine, c’est une plage de sable et de l’autre côté – petits lacs et marais avec vues sur les sommets de Sviatoï Nos (point culminant est à 1878 m) et de la crête de Bargouzine (plus de 2000 m).
    Promenade à Oust-Barguzine, village sibérien avec ses traditionnelles maisons en bois des rondins et leurs fenêtres des dentelles brodées par des ébénistes sibériens.
    Déjeuner.
    Arrivée à Goriatchinsk, installation dans un petit hôtel (chambres tout confort).
    Les origines du village connu pour son thermalisme remontent à 1751 (possibilité de prendre un bain de pieds)
    Dîner à l’hôtel.

  • 21 FEVRIER : GORIATCHINSK-OULAN-OUDE 265 KM

    Direction Oulan-Oude. La route est jolie, à travers la taïga. Arrêt au village Batourino, visite de l’église du Monastère Srétenski, le seul monastère féminin en Bouriatie.
    Déjeuner en route. A l’arrivée à Oulan-Oudé, la capitale bouriate, visite guidée de la ville. Diner et nuit dans un hôtel.

  • 22 FEVRIER : LES ALENTOURS D’OULAN-OUDE, 110 KM

    Découverte du Centre du Bouddhisme de la Sibérie, le monastère d’Ivolguinsk. Déjeuner bouriate traditionnel « une poznaya ».
    Continuation avec la visite du village des Vieux Croyants. Découverte d’une église et d’un musée populaire au village de Tarbagataï. Promenade au village, qui a gardé son visage d’autrefois avec ses maisons colorées en bois. Découverte de la vie de cette ancienne communauté russe du fond de la Bouriatie. Accueil dans une des familles avec un grand repas traditionnel et une démonstration des rites " vieux croyants ". Retour à Oulan-Oudé. Nuit à l’hôtel.

  • 23 FEVRIER : OULAN-OUDE – KHABAROVSK (56H ENV)

    23-24 février : Dans le train

  • 25 FEVRIER : ARRIVEE A KHABAROVSK

    Nuit à Khabarovsk.
    Dans le centre historique, l’hôtel 4 étoiles compte 68 chambres, donnant toutes sur le fleuve Amour ou la cathédrale de la Transfiguration. Les chambres sont confortables, bien équipées et d’une classe certaine.

  • 26 FEVRIER : KHABAROVSK

    Découverte de la ville et ses musées. Nuit à Khabarovsk

  • 27 FEVRIER : KHABAROVSK - VLADIVOSTOK

    Nuit ou partie de nuit dans le train

  • 28 - 29 FEVRIER : ARRIVEE A VLADIVOSTOK

    Découverte de cette ville au bout du monde. 2 nuits sur place.

  • 1 MARS : VLADIVOSTOK - MOSCOU - EUROPE

    Transfert à l'aéroport et vol de retour avec correspondance à Moscou.

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Dates

DEPART GARANTI : 14/02/2020 ( complet)
Second départ : 28/02/2020

Prix forfaitaire par personne

Base doubleA partir de 3 900 €

Informations

Le prix comprend

  • Vols internationaux & domestiques
  • Visas russes
  • Trajets en trains (2ème classe, compartiment pour 4)
  • Guide privé francophone pour la partie Baïkal Sauvage, pension complète, chauffeur, excursions
  • Guide privé francophone Bouriatie, pension complète, excursions
  • Hôtellerie à Khabarovsk et Vladivostok

Le prix ne comprend pas

  • Supplément chambre individuelle, compartiment 1 er classe dans le train.
  • Variation des tarifs à la baisse comme à la hausse en fonction des prestations.
  • En option : tours des villes à Khabarovsk et Vladivostok (tarif en fonction de taille du groupe)

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LES VILLES RUSSES ACCESSIBLES EN TRAIN 

Vous pouvez nous demander l’organisation de votre voyage individuel en fonction des villes que vous souhaitez visiter. Les chemins de fer en Russie constitue le moyen de transport fiable qui permet de parcourir pratiquement toute la Russie en train.  

SAINT-PETERSBOURG 

La Il y a tout juste trois siècles, la création de Pétersbourg, en ouvrant la Russie au monde extérieur, la fait brutalement entrer dans l’histoire moderne : mais  ce n’est pas seule conséquence de l’œuvre de Pierre le Grand. La construction de cette capitale européenne arrachée au néant, conçue, calculée et organisée par la pensée d’un seul homme, et non par la mystérieuse volonté des siècles ; prouve d’une manière éclatante aux hommes la possibilité de diriger leur histoire et d’en soumettre le cours au pouvoir de la raison. En même temps que Pétersbourg, c’est bien le XVIII siècle qui naissait en 1703. Pour la première fois, des architectes, des artistes, des ingénieurs, des philosophes et des artisans venus de France, d’Italie, de Hollande, d’Allemagne, d’Angleterre et de Russie se réunissaient pour inventer une cité, où le savoir, la beauté et la foi, trouvent chacun leur place. Quelque chose prend conscience de son unité dans ces marais finlandais : c’est la civilisation européenne. Le succès de cette entreprise douteuse, de cette coopération cosmopolite imaginée par Pierre, entraine la réalisation de son rêve…

Saint-Pétersbourg, Petrograd, Leningrad et de nouveau Saint-Pétersbourg… La ville agitée en été où les voyageurs de monde entier affluent de plus en plus. Elle est mélancolique et nostalgique dans son esthétique automnale quand les pacs et les palais des Tsars songent à l’hiver.

C’est pendant l’hiver que l’existence jeune et fragile de la ville apparait dans toute sa précarité. L’hiver, quand dans les hauteurs, les colonnes de granit rouge de Saint-Issak se recouvrent de givre épais, cristallin, quand le gris glacial du ciel et la banquise sombre des canaux viennent encadrer le long défilé pastel des palais désertés.  Les flèches dorées des églises, les coupoles, s’éloignent comme des ombres grises au-delà de la Néva gelée, dont les débris s’empirent  comme des vagues figées sur la rive.  C’est alors que Saint-Pétersbourg apparait le mieux sous son visage de ville-mirage errant au bord d’un désert blanc, ce visage trompeur et mortel de chimère qui a fasciné les poètes jusqu’à l’éprouvante. Comme au premier jour, Pétersbourg semble une ville baroque exilée dans l’Hyperborée, un rêve fugace du XVIII siècle, une folie sans mesure. 

MOSCOU 

Mentionnée la première fois en 1147, Moscou a été la capitale du Grand-duché de Moscou, puis de l’Empire russe avant que Pierre le Grand ne transfère la capitale dans la nouvelle ville de Saint-Pétersbourg. Elle n’a guère besoin d’être présentée. Majestueuse, extravagante, triomphante, rayonnante, séduisante, menaçante, Moscou ne laisse personne indifférent. La ville rivale de Saint-Pétersbourg diffère en tout de la capitale du nord.

Moscou est une ville Fata Morgana d’après les russes eux-mêmes. Elle est tout et son contraire. Mais l’œil attentif et critique arrive toujours à déceler ce subterfuge. Progressiste et moderne, elle reste profondément russe dans l’âme et quelque peu soviétique par sa mentalité. Bien que le caractère national ait subi quelques métamorphoses infligées par la globalisation, le patriotisme et l’amour pour la Mère Patrie restent intacts.

Moscou est très fréquentée et c’est en toute saison, la communauté d’expatriés est grandissante, le tourisme est florissant et la vie culturelle est richissime. Des salons, des évènements mondiaux, des sommets diplomatiques, des expositions internationales donnent le rythme à cette capitale qui ne dort jamais.

La ville est immense et le métro de Moscou est l’un des plus impressionnants au monde, réputé pour la profondeur de ses tunnels, sa grande efficacité et ses nombreuses stations riches en ornements, exemples d’art de l’époque du réalisme socialiste. On appelle d’ailleurs ces stations les « palais souterrains ». Pensé comme «palais du peuple» par Staline, le métro de Moscou transporte tous les jours le plus grand nombre des passagers dans le monde.

Gardienne des traductions, Moscou les mets au goût du jour comme avec ces célèbres bains russes « Sandouni » devenu le plus incroyable SPA pour les hommes de la capitale.

Moscou dépense et elle dépense beaucoup. Le centre de la ville est propre et fleuri en été et il devient un conte d’hiver en hiver à l’approche des fêtes de la fin d’année quand la capitale brille de tous les feux et quand se promener dans les rues sous la neige devient une expérience inoubliable.

VLADIMIR 

La ville ancienne Vladimir – le gardien des mystères des origines de la terre russe. Dans le certain degré Vladimir – est le père des villes russes, apparu plus tôt que Moscou et d’autres villes russes. Son histoire commence de 1108, quand le prince légendaire Vladimir Monomakh a construit dans ce pays une forteresse puissante pour la défense du côté sud-est. La nouvelle forteresse, nommée à l’honneur de son fondateur, est devenue une fondation pour la nouvelle principauté, que le fils de Vladimir Monomakh – le prince Yuri Dolgorukiy a créée et a consolidée. Il a déployé ici un chantier de construction de nouvelles forteresses. Il a fondé les villes : Moscou, Pereslavl-Zalesski, Yuryev-Polski, Zvenigorod. Vladimir est devenu à ce temps une ville prospérant – la capitale de la principauté de Vladimir et Suzdal. Mais le pic de sa gloire la ville atteint au XII siècle pendant la gouvernance du prince Andrey Bogolubski – le fils de Yuri Dolgoruki, qui a transféré la capitale de Kiev à Vladimir.

En 1158-1165 dans la nouvelle capitale on a déployé un chantier de construction grandiose. De nouveaux remparts ceindront la ville, sur les crêtes des remparts apparaissent les murs en bois avec les portes de passage.  L’affaire du prince Andrey a été continuée par son frère cadet Vsevolod III le Grand Nid. Il a amplifié la beauté de la ville en créant la Cathédrale Dmitrievski, le Cloître Rojdestvenski avec le temple de pierre blanche, le Cloître de Knyaginin et en faisant encore plus belle la relique principale de la principauté – la Cathédrale Uspenski.

SOUZDAL, ANNEAU D’OR

La ville apparaît pour la première fois dans l’histoire en l’année 1024. Alors que Moscou n’était encore qu’un village Souzdal fut pendant plusieurs siècles la capitale de plusieurs principautés russes et le berceau de l’État.

Après un déclin politique, la ville retrouva son importance en tant que centre religieux et devient sous la règne d’Ivan Terrible Souzdal un important centre monastique. L’âme et le cœur de « l’Anneau d’Or » – ainsi on appelle poétiquement Suzdal, joyau de l’Anneau d’or.

Si vous devez visiter au moins une ville de l’anneau d’or il n’y a pas à hésiter ! Il partage la même histoire que Tomsk. En 1864, les marchands de la ville, très dynamique à l’époque, n’arrivent pas à convaincre le gouvernement tsariste de faire passer le chemin du Transsibérien par Souzdal.  Il passera donc à 35 km par Vladimir. Comme Tomsk, Suzdal s’est figée dans le temps et a conservé ses vieux quartiers et ses ravissantes maisons en bois et ses églises.

De nos jours, la ville est une importante destination touristique, comprenant de nombreux exemples d’architecture russe, essentiellement des églises et des monastères. Bien qu’abritant dix mille habitants, la ville semble toujours n’être qu’un village, avec des ruisseaux, des rivières et des animaux de ferme à l’intérieur même de la ville. Cette juxtaposition de monuments médiévaux d’exception et de vie rurale donne à Souzdal un charme particulier, attirant notamment de nombreux artistes particulièrement dans la partie la plus ancienne de la ville, le Kremlin de Souzdal.

NIJNI-NOVGOROD

Le nom Nijni-Novgorod veut dire « Novgorod, la ville basse », sous-entendu de la Volga. Elle s’est créée vers 1220. Mais de 1932 à 1991, la ville fut rebaptisée Gorki ou Gorky en l’honneur de Maxime Gorki qui y est né. Gorki Nijni-Novgorod a connu une succession de périodes remarquables : au début du 19ème siècle, Nijni-Novgorod était le plus grand centre commercial de l’Empire russe.…

Le nom de Nijni-Novgorod résonne bien aux oreilles françaises et ce n’est pas étonnant : entre 1800 et 1900 les français allaient régulièrement en Russie et de grands noms comme Alexandre Dumas, Théophile Gautier ou A. De Custine se rendront à Nijni Novgorod essentiellement pour sa foire commerciale mondialement connue.

C’est Alexandre Dumas qui décrira son projet de voyage en Russie en ces termes : « Puis nous partirons pour Novgorod-la-Petite, Nijni-Novgorod ; car ce sera l’époque de cette splendide foire qui attire les marchands de la Perse, de l’Inde, de la Chine ; où l’on trouve les armes du Caucase, les argenteries de Toula, les cottes de mailles de Tiflis ; où l’on vend en bloc les malachites et les lapis-lazuli ; où l’on mesure les turquoises au boisseau ; où l’on achète au ballot les étoffes de Smyrne et d’Ispahan ; où vient, enfin, ce fameux thé de la Caravane, que la Russie paye au poids de l’argent, l’Angleterre et nous au poids de l’or ».

Par la suite, Nijni Novgorod s’est spécialisée dans l’industrie et plus particulièrement la construction automobile (la marque GAZ vous dit certainement quelque chose). La seconde Guerre Mondiale va amener toutes les industries à travailler pour la production de matériel militaire et après la victoire, les soviétiques ont déclaré Gorki « ville fermée ».

A 416 km à l’est de Moscou, Nijni Novgorod, avec ses 1,3 million d’habitants fait partie des 5 premières villes de Russie et figure dans le classement des 10 villes les plus agréables à vivre en Russie. Elle développe une expertise de pôle informatique avec l’implantation de majors de ce secteur comme Intel, Huawei, SAP ou Yandex. Il est aussi vrai que le seul Kremlin de la ville mérite le voyage pour sa beauté et son harmonie préservées. Construite initialement sur l’une des boucles du fleuve, rive droite, la ville s’est développée sur les deux rives de la Volga, jusqu’à Bor sur la rive gauche, à 6 km à vol d’oiseau de Nijni Novgorod mais beaucoup plus par la route. D’où l’idée d’installer un système de télécabines de 3,7 km de long avec deux stops intermédiaire 

KAZAN 

Kazan est la capitale de la République du Tatarstan, elle tient son nom d’un mot tatar signifiant « chaudron » Kazan, avec 1,2 million d’habitants, est surtout le point de rencontre et de dialogue entre des cultures : lieu de rencontre de l’Occident et de l’Orient, de l’orthodoxie et d’autres religions. Centre de la culture tatar aux racines turques mais aussi bulgares, centre religieux musulman avec comme symbole la plus grande mosquée d’Europe inaugurée en 2005, la ville accueille aussi dans une parfaite harmonie des minorités catholiques, juives et même baha’i, fondée par un perse et dont le centre spirituel est en Israël.

Ce qui surprendra le voyageur arrivant à Kazan, c’est la modernité de la ville : c’est l’une des villes les plus modernes et neuves de Russie. Alors qu’on estime que la région commence à se peupler au 7ème siècle, qu’elle sera intégrée à la Horde d’Or du royaume mongol au 13ème siècle, qu’Ivan le Terrible arrivera à conquérir Kazan en 1553, la capitale du Tatarstan présente une image resplendissante ! La raison est simple : en août 2005, la ville a fêté officiellement ses 1.000 ans d’existence. A cette occasion, la Mosquée Bleue détruite par Ivan le Terrible a été reconstruite dans le Kremlin de Kazan, la forteresse de la ville, à proximité immédiate de la cathédrale orthodoxe en témoignage de la concorde qui existe ici. Kremlin de Kazan justifie à lui seul l’inscription de Kazan sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité établie par l’Unesco : il regroupe, derrière ses murailles, des palais (celui du Gouverneur notamment), la superbe Cathédrale de l’annonciation et donc la Mosquée Bleue.

Ce creuset culturel qu’est Kazan, cette ouverture humaine a permis à la ville de développer une approche intellectuelle et culturelle unique. Tolstoï, l’auteur de Guerre et Paix a étudié à Kazan, tout comme Lénine. Et si l’on parle de culture, il est impossible d’oublier Gala Dali, muse et épouse du poète Paul Eluard (le poème Liberté), puis muse et épouse de Salvador Dali : elle est née le 7 septembre 1894 à Kazan et s’appelait en réalité Elena Ivanovna Diakonova.

TOBOLSK

Tobolsk fut fondée par les Cosaques de Ermak Timofeïévitch en 1585-1586 au cours de la première avancée russe en Sibérie. La ville devint le siège de la gouvernance sibérienne et prospéra grâce au commerce avec la Chine et Boukhara. La première école, le premier théâtre et le premier journal de Sibérie y furent établis.

En 1761, l’astronome français Jean Chappe d’Auteroche vint à Tobolsk pour observer le transit de Vénus sous le disque du Soleil. Il réalisa avec succès cette observation le 6 juin 1761, mais le récit de son voyage, très critique à l’égard de la Russie, provoqua une réponse de Catherine II en personne (un duel littéraire inédit entre Catherine II et l’abbé Chappe d’Auteroche).

Encore et toujours le même destin d’une ville jadis centre de la conquête russe de la Sibérie qui s’est retrouvée aux abords des routes stratégiques comme Tomsk ou Souzdal. Ceci étant c’est bien cette retraite provinciale qui fut gage du Patrimoine préservé et extrêmement riche.

Bien avant le chemin de fer de Transsibérien, en 1760, la ville a été éclipsée du Trakt sibérien, la voie postale de l’Empire russe. Pourtant jusqu’au début du 19 ème siècle, elle a su rester un lieu major d’enseignement et… d’exil.

À partir de la fin du xixe siècle, la ville connaît un certain déclin à la suite de la construction du Transsibérien. Elle est pénalisée par son éloignement de la ligne qui passera à une centaine de kilomètres.

En 1917, après la révolution de Février, l’empereur Nicolas II et sa famille furent conduits à Tobolsk, où ils vécurent dans l’ancienne maison du gouverneur-général.

Aujourd’hui Tobolsk vaut encore et toujours le détour aves son Kremlin (unique en Sibérie) et ses églises.

EKATERINBOURG 

En Russie, on aime dire que l’Oural est une frontière naturelle entre l’Europe et l’Asie et on considère la ville d’Ekaterinbourg comme la capitale de la région. Si la ville de Saint-Pétersbourg a été bâtie par Pierre le Grand comme une fenêtre vers l’Europe, la ville d’Ekaterinbourg, fondée par Catherine I, est devenue la clé d’entrée pour la Sibérie et ses immenses richesses : une gare importante du Transsibérien a naturellement trouvé sa place sur la ligne qui a fidèlement épousé l’ancienne Route Impériale de Sibérie ; cette ville, située loin des frontières extérieures et dans une région parsemée d’usines métallurgiques est logiquement devenue la référence des industries mécaniques du pays.

Ekaterinbourg est aussi un lieu d’un drame terrible pour les derniers de la dynastie des Romanov. C’est ici dans la cave de la maison Ipatiev où l’on a fusillé le Tsar, son épouse et leurs enfants. On dit que la fusillade ait duré de longues minutes… ils ont eu du mal à achever les femmes. Comme toutes les aristocrates russes, elles avaient caché dans leurs corsets recousus à la main des pierres précieuses et des bijoux… alors… les balles dérapaient sur elles tandis que les assassins s‘acharnaient encore plus… Les corps ont été ensuite jetés dans la mine Ganina Yama à 17 km de la ville. Aujourd’hui, sur place, dans une forêt ravissante, ensoleillée, pleine d’écureuils, de bouleaux, de pins et de sapins avec 7 chapelles en bois pour chacune des victimes : Maria, Tatiana, Anastasia, Olga, Alekseï, Nicolas et Alexandra, tous à présent canonisés par l’Eglise orthodoxe. Cet endroit est devenu un lieu de pèlerinage et l’ambiance sur place est très orthodoxe.

Si les palais de Saint-Pétersbourg sont remplis de vases et de colonnes en malachite en provenance de l’Oural, la ville d’Ekaterinbourg est, elle, parsemée de sculptures de toutes sortes en bronze et en fonte. La matière première étant à portée de main, on n’hésite pas à en mettre un peu partout. On va retrouver statufiés Mickael Jackson, les Frères Lumières, Pouchkine, Vysotski, mais aussi des personnages banals comme un plombier, un passager, un docteur, un sportif ou plus étonnant comme ce gros chien qui ramasse courtoisement derrière lui.

Il y a à Ekaterinbourg de très jolies églises et la magnifique Maison de Sevastianov, des musées et des théâtres, de bons bars où on danse rock & roll, des boulangeries où on déguste des « pontchiks », des gens qui ont beaucoup d‘humour et…

NOVOSSIBIRSK 

La ville s’étend sur les deux rives du fleuve Ob venant de l’Altaï, dans la plaine de l’ouest de la Sibérie. Novossibirsk fut fondée en 1893 près du pont du chemin de fer Transsibérien enjambant le fleuve. Les deux monuments phares sont la gare du Transsibérien et le théâtre d’opéra et de ballet de Novossibirsk, le plus grand de Russie. La ville est peu avenante au premier abord ; les immeubles à l’aspect très soviétique et les usines n’enthousiasment guère les voyageurs traditionnels. Pas une seule bâtisse ancienne, rien de flambant neuf.

« Ici, on n’aime pas entendre qu’on est au-delà de l’Oural ». Bienvenue dans un îlot d’Europe au cœur de la Sibérie occidentale. Outre sa renommée scientifique, Novossibirsk, située à 2814 km de Moscou, est un centre musical de premier ordre. La ville est parfaitement intégrée au réseau international; l’orchestre philarmonique et le ballet réalisent régulièrement des tournées à travers le monde.

« Il y a dix ans les gens en Europe venaient voir un ensemble de Sibérie car cela avait quelque chose de folklorique. Maintenant ils se déplacent pour entendre l’orchestre de Novossibirsk », constate avec orgueil Alexandre Nazimko, directeur de l’orchestre philarmonique d’Etat de Novossibirsk.

Au sein de l’institution se produisent 21 ensembles, du classique au jazz en passant par la musique médiévale et la musique de chambre. Encore en 2010 notre groupe a croisé le chef d’orchestre anglais Julian Gallant qui, la veille, a dirigé la Tosca de Puccini.

Le destin musical de Novossibirsk remonte au temps de la Deuxième Guerre mondiale, quand le théâtre Mariinsky y est transféré en raison du siège de Leningrad. La prestigieuse institution finira par regagner la capitale du nord, mais un conservatoire sera maintenu.

Moderne, le centre-ville révèle une certaine harmonie et plusieurs bâtiments présentent une architecture audacieuse, tel le Théâtre de marionnettes, lieu d’une grande originalité construit il y a dix ans seulement.

Sous le bitume malmené par les grands gels sommeille la fougue d’une ville ambitieuse en pleine renouveau, profond, par l’intérieur.

TOMSK

Tomsk est l’une des plus anciennes villes de Sibérie fondée en 1604 sur ordre du tsar Boris Godounov comme une place forte en bordure du fleuve Tom. Tomsk a d’ailleurs longtemps été la ville la plus importante de Sibérie car elle était située à un endroit stratégique, sur la route reliant la Chine à Moscou au 17ème siècle. Ensuite, avec la construction du transsibérien passant par Novossibirsk, Tomsk a perdu sa place de plaque tournante commerciale au détriment de sa voisine.

Légèrement à l’écart du chemin de fer transsibérien Tomsk est tout contraire de Novossibirsk. On sent très vite que la ville est ancienne car il y a un nombre impressionnant de vieilles maisons en bois datant des 18ème et 19ème siècles ainsi que des maisons en briques rouges comme on n’en construit plus aujourd’hui. Certaines de ces maisons sont restaurées, mais un bon nombre de ces maisons en bois tombent en ruines faute des moyens. Néanmoins, il y a quelques perles notamment sur le prospekt Lenina, l’artère centrale de la ville. Pour anecdote, toutes les villes de l’ex-Russie soviétique possèdent leur Avenue Lénine et leur place Lénine.

Dans l’ensemble à Tomsk comme partout en Russie, l’architecture est disparate. Se côtoient  les vieilles maisons en bois russes ; les édifices qu’on appelle « Stalinkis » construits sous Staline, empreints du style néoclassique, massifs et élégants à la fois ;  les «Kroutchiovikis», construits sous Kroutchiev, des immeubles rectangulaires tous identiques et symbole du soviétisme ; et enfin il y a les immeubles modernes, le tout formant l’ensemble très « éclectique » sans unité architecturale reflétant l’histoire complexe et agitée du pays diront les sociologues.

Tomsk est une ville étudiante vivante, cette énergie se sent dans la ville.  Elle est la plus grande ville universitaire de Russie après Moscou et Saint-Pétersbourg grâce à ces sept universités. C’est d’ailleurs ici qu’a été fondée en 1888 la première université de Sibérie.

Dans le centre-ville on peut également visiter l’ancienne prison du NKVD, l’ancêtre du KGB pour apprendre l’histoire des habitants de Tomsk qui ont vécu les purges staliniennes des années 30.

Enfin, c’est ici qu’il faut goûter une excellente glace de ma marque locale « 33 pingouins». A savoir que la Russie est le seule pays où on consomme autant de glace, y compris en hiver même par -30

IRKOUTSK 

Capitale de l’Est Sibérien, à 4800 km de Moscou. La ville d’Irkoutsk a été fondée au 17ème siècle par les cosaques ; elle fut un centre marchand en même temps qu’une place forte opposant les Bouriates aux premiers colons russes. La prospérité de la Sibérie se repose alors  sur une activité primaire : la chasse et la vente des fourrures de zibeline, renard argenté, loutre de mer.

En 19ème siècle le développement industriel s’accompagne d’un essor culturel. par l’ironie d’histoire, amplifié par l’exil en Sibérie d’intellectuels progressistes dont les plus célèbres sont les « decembristes » issus de la noblesse russe. Francophiles et francophones, forcés de quitter Moscou été Saint-Pétersbourg, les bibliothèques, les soirées, les théâtres ils tentent à recréer au fond de la Sibérie leur mode de vie.

La création, en 1851, du Département de la Sibérie orientale de la Société impériale russe de géographie basé à Irkoutsk participe à cet essor culturel. Organisatrice des expéditions d’exploration, elle est une des plus anciennes sociétés géographiques au monde. Parmi ses membres figurent des grands savants.

En 1890, Anton Tchekhov, de passage à Irkoutsk  écrivait : « Irkoutsk, ville superbe. Très intellectuelle. Théâtre, musée, jardin municipal avec musique, de bons hôtels. Elle surpasse Ekaterinbourg et Tomsk. Tout à fait l’Europe ».

Les années soviétiques ont transformé la ville qui a perdu quelques édifices religieux notables. Malgré tout Irkoutsk s’enorgueillit d’un riche patrimoine architectural en bois d’anciennes maisons en bois aux fenêtres « brodées », datant de plus d’un siècle. Plus de 500 maison en bois sont classées et le superbe musée en plein air de Taltsy, l’église de Saint-Sauveur, de l’Epiphanie, le monument à la Victoire, le Théâtre dramatique et le quai de l’Angara avec le monument au tsar Alexandre III qui a initié la construction du Transsibérien.

Un tronçon du chemin de fer Circumbaïkal est un ouvrage remarquable de 89 kilomètres : viaducs, tunnels, murs de soutènement, les protections fortifiées contre les éboulis. Le Circumbaïkal verra la débâcle des Blancs de Koltchak et faire vivre encore et encore cette légende, ou pas, sur l’Or des Tsars qui a disparu sur ce trajet et se repose peut être dans les profondeurs du lac Baïkal. Il est possible aujourd’hui de prendre un petit train de Sludianka au Port Baïkal et de parcourir cette partie historique sur 90 km.

ÎLE OLKHON

OLKHON est une seule île habitée du lac Baïkal, sa population est majoritairement bouriate. C’est l’un des plus beaux sites du PARC NATIONAL « Pribaïkalski ». L’homme s’est installé sur l’île il y a 13.000 ans. De ce fait, l’Olkhon est une véritable fresque historique  avec ses 143 monuments archéologiques et ses nombreuses légendes.  Il faut savoir que l’électricité est arrivée sur l’île seulement en 2005 ; avant les pratiques de vie se pliaient aux coutumes ancestrales. On compte 135 espèces d’oiseaux, 20 espèces de mammifères tels que le lynx, le renard et bien d’autres espèces. Il n’y a pas d’ours sur l’île mais en hiver, il arrive que les loups prennent aussi la route de glace et arrivent sur l’île.

Aujourd’hui, l’île est métamorphosée par l’intérêt que le tourisme lui porte. Les gites et les auberges ont poussé comme les champignons après la pluie. En été, il y a du monde, les vues sont magnifiques et le lac semble sans fin. L’ambiance est agitée et très internationale.

En hiver l’île retrouve son calme. La meilleur période est du début février à la mi-mars. Pourquoi ? Parce que c’est en ce moment que la magie de glace règne au lac Baïkal. Gelées, toutes les falaises sont couvertes de glace jusqu’à une hauteur de 10 mètres, qui laissent imaginer la force des tempêtes sur le lac en automne. La surface gelée du lac est transparente sur plusieurs mètres de profondeur. On pourrait imaginer se lasser de cette glace transparente rapidement. Mais la magie est bien là : les nuances de couleurs et de formes, des aiguilles, des chandelles ou des stalactites qui pendent des plafonds des grottes des côtes rocheuses, les craquements sous les pieds, les paysages d’une blancheur absolue à perte de vue, les pics fantômes enneigés accrochés aux nuages et enfin la sensation de vivre ce célèbre conte danois de Hans Christian Andersen, « la Reine de neige » que tous les petits russes connaissent, sont autant d’émotions renouvelés à chaque minute.

Par la route de glace en 4×4, en aéroglisseur, ou en motoneige le lac Baïkal gelé est d’une esthétique hivernal enivrante … Découvrir le cap Khoboy (point nord d’Olkhone) qui est à 40 km du village avec sa vue spectaculaire à 360 degrés. Avec de la chance, vous pourrez voir les phoques du lac  (les nierpas), piqueniquer sur glace, admirer le Rocher Bourkhan et le Rocher Sagan Zaba avec ses peintures rupestres datées de 2500-3000 ans, déguster le « omoul » poisson emblématique du lac  Baïkal, prendre un verre de la vodka glacée en appréciant le moment présent et la beauté époustouflante de la Nature libre.

OULAN-OUDE, BAÏKAL BOURIATE 

Au 13ème siècle, les terres de Transbaïkalie, situées à l’est et au sud du lac Baïkal, ont été conquises par Gengis Khan. Un siècle plus tard, l’immense empire mongol se divise en quatre principautés. Le territoire de la Bouraitie actuelle est alors inclus dans la principauté de Mongolie, dominée par les descendants directs de Gengis Khan.

En 1727, par décret de Pierre le Grand, la Bouriatie est rattachée à la Russie et vivra plus tard sa période soviétique.

La Bouriatie c’est la terre de rencontres pour les religions et les croyances : chamanisme, bouddhisme, orthodoxie.

Le bouddhisme s’est répandu à travers les monastères appelés ici les datsans.

Leur rôle est la fois spirituel et culturel : philosophie, médecine tibétaine, astrologie, musique… tout y est.

Le chamanisme reste un thème obscur et non accessible au tourisme. L’Ambassadeur du chamanisme, dont on voit souvent la photo dans la presse et dans les guides tente à préserver le culte, les traditions,  le savoir et la sagesse mais ne rêvez pas vous ne pourrez pas percer ses  mystères.

La plus intéressante présence de l’orthodoxie est liée au village de Vieux Croyants. Ce sont les descendants de ceux qui ont refusé les réformes introduits par le patriarche Nikon en 1666 et se sont retirés dans les coins les plus éloignés de l’Empire par crainte de persécutions. Plusieurs villages des vieux croyants survivent en Bouriatie. Certains ont conservé  les vêtements, le genre de vie, les livres, les chants, les icônes de l’époque d’avant la réforme du patriarche Nikon.

La ville d’Oulan-Oudé quant à elle, est fondée en 1666 par les Cosaques et se situe au pied de deux chaines de montagnes le Khamar-Daban et Oulan-Bourgassy. La ligne de chemin de fer du Transsibérien arrive dans la ville en 1900. La capitale de la république Bouriate, elle portait initialement le nom de Verkhneudinsk, rebaptisée en 1934 pour refléter l’idéologie communiste soviétique : Oulan-oude qui veut dire «uda-rouge» ou «porte rouge» en langue Bouriate. Oulan-ude se trouve dans une vallée formée par les rivières Selenga et Uda, à environ 120 km du lac Baikal.

BIROBIDJAN

Jean-Marie Chauvier pour le Monde Diplomatique

Il existe en Russie une « région autonome juive » crée sur un territoire inhabité de l’URSS. En 1928 (donc vingt ans avant la création d’Israël), sur proposition du Mikhaïl Kalinine, Staline décide de créer à 8 400 kilomètres de Moscou, au Birobidjan, région perdue, marécageuse et désertique de l’Extrême-Orient sibérien, près de la frontière avec la Chine, une « entité nationale juive », avec le statut de terre d’accueil pour les Juifs d’URSS.

Le Birobidjan avait été créé après des tentatives infructueuses en vue d’établir un territoire juif dans d’autres régions, notamment la Crimée (Ukraine). Mais, dans ces régions, la création d’une république juive rencontrait de fortes oppositions locales. Au point que le projet criméen, relancé après 1945 et encouragé par les Juifs américains, fut l’un des prétextes de la répression antisémite déclenchée par Staline en 1948 et qui dura jusqu’à sa mort en 1953.

Après l’implosion de l’URSS en 1991, un grand nombre de ses habitants a émigré en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis. Aujourd’hui, un petit mouvement de retour semble s’esquisser.

La création d’un territoire juif en URSS, dont l’idée remonte à 1917, a souvent étonné : elle apparaît comme une version soviétique du « sionisme », alors que celui-ci y était condamné. Il n’en est rien : le projet sioniste visait la terre historique de Palestine, alors qu’en URSS la politique officielle consistait à former des territoires à titulaires ethniques : il en fut de même pour les Allemands de la Volga, les Tatars de Crimée ou de Kazan, les Abkhazes et les Ossètes de Géorgie installés en « autonomies » sur la terre de leurs ancêtres.

La « curiosité » du Birobidjan est qu’il a été installé dans une région d’Extrême-Orient où ne vivaient pas de Juifs auparavant. S’il s’agissait, pour Staline, après l’émancipation des Juifs par la révolution bolchevique, de créer une république juive de nature à satisfaire l’aspiration nationale de certains d’entre eux, d’autres observateurs privilégient la volonté de les éloigner et d’en profiter pour peupler une région stratégique, aux frontières de la Mongolie et, au-delà, de la Chine. Cette opération s’explique aussi par le contexte des années 1920-1935, favorable à un certain fédéralisme et au développement des cultures nationales, avant que Staline n’impose centralisme et russification — ce qui n’a pas empêché l’URSS de conserver sa diversité linguistique.

KHABAROVSK, PRIMORIÉ

C’est le Gouverneur général d’Irkoutsk et Ienisseïsk, en Sibérie orientale, Mouraviov qui a signé au nom de l’Empire russe le Traité d’Aigun reconnaissant le fleuve Amour comme frontière entre la Russie et l’Empire Qing, garantissant pour la Russie un accès à l’océan Pacifique. En 1858, le premier poste avancé tenu par les Cosaques se situait exactement là où se trouve maintenant la ville de Khabarovsk.

La ville a conservé ces racines tout au long de son existence compte tenu de sa position géographique stratégique. Le Transsibérien a joué un rôle primordial dans le développement de la ville, les deux légendaires chemins de fer : Transsib et Baïkal-Amour se rejoignent ici à Khabarovsk.

Aujourd’hui la ville de Khabarovsk est une ville verte et très moderne. En été les habitants locaux  investissent la promenade le long de fleuve d’Amour, dans la soirée des amoureux se donnent le RV dans la lumière des lampadaires.

Depuis 2004, la troisième plus grande cathédrale orthodoxe (après St Sauveur à Moscou et St Isaak à St. Pétersbourg) a vu le jour ici à Khabarovsk. Loin de Moscou, la foi orthodoxe est un élément important de la cohésion nationale avec bien sûr l’histoire et la culture russes très choyées ici.

Le Musée Régional vaut le détour, il a été fondé en 1894 par le gouverneur de la région N.I. Grodekov dont il porte le nom aujourd’hui. Ce musée présente une vaste exposition sur la flore et la faune régionale, ainsi que sur l’histoire du pays et ses différentes ethnies. L’histoire indigène est aussi présentée dans le Musée national d’histoire naturelle.

Le Musée de Beaux- Arts situé dans la partie la plus ancienne du centre-ville  expose des œuvres de la peinture européenne du XVIe au début du XXe siècle, y compris des œuvres de Rembrandt, Rubens, Durer, Corot, ainsi que la peinture russe du XVe au début du XXe siècle (Répine, Tropinine, Polenov). Les collections du musée comprennent en outre une collection rare de vieilles icônes russes et des objets d’art décoratif des peuplades de l’Extrême-Orient russe.

En hiver, les sculptures en glace, un grand sapin de noël et les décorations, tout avec neige toute blanche créent une ambiance magnifique.

VLADIVOSTOK, PACIFIQUE

Vladivostok s’étend le long d’une baie abritée, le Zolotoï Rog (Corne d’or). Avant l’acquisition de la province par l’Empire russe en 1858, le site était occupé par des Mandchous. La ville est fondée en 1859 comme base militaire navale et est fortifiée entre les années 1870 et 1890. En 1888, elle devient la capitale de l’oblast de Primorié. Comme Khabarovsk, elle connaît un rapide essor économique à partir de 1903, lorsqu’elle est reliée à Moscou et à l’Europe par le chemin de fer Transsibérien, dont elle est l’un des terminus. En avril 1918, Vladivostok est occupée par le Japon puis libérée en août. Principale base navale de la flotte du Pacifique, la ville reste fermée aux étrangers durant la période soviétique, de 1958 à 1990.

La ville de Vladivostok est une ville côtière et se trouve au carrefour de plusieurs itinéraires qui la connectent aux centres économiques du Japon, de la Chine et des deux Corées. Considérée comme la plus «européenne» à l’Extrême-Orient, la ville russe de Vladivostok a connu sa deuxième naissance lors de la préparation du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), en 2012.

La topographie de Vladivostok est difficile pour ceux qui souhaitent découvrir une nouvelle ville à pied. Il y a plus de 20 collines à Vladivostok, que les habitants appellent « sopka » (petite colline). L’un des points de vue les plus spectaculaires sur la ville est la colline Orlinoïe Gnezdo (colline du Nid d’Aigle), qui permet de rejoindre le centre-ville à pied en 20 minutes. Montez en téléphérique vers cet espace panoramique.

Pour vous les tigres de l’Amour il faut s’éloigner de 80 km de Vladivostok sur la route vers Nakhodka. Il est quasi impossible d’observer les tiges d’Amour, peu nombreux, au milieu sauvage. Là, au parc animalier régional on peut les voir se balader « en liberté » depuis un pont et non à travers une grille.

Vous aimerez aussi le spectacle des dauphins, des bélougas, des phoques à fourrure et des morses capricieux à l’Océanarium sur l’île Rousky.

Promenez-vous en centre-ville construit en XIX siècle, les quais des Sport et des Bateaux, la rue de l’amiral Fokine (rue piétonne, connue pour ses anciennes maisons et ses belles fontaines).

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