Les Îles Féroé, si loin des routes touristiques habituelles et pour cause … et pourtant …

2 octobre 2018
  • Culture & Géo / Alerte TV

Si, sur une carte de l’Atlantique Nord et de la Mer du Nord, vous tracez une ligne droite entre la capitale du Danemark – Copenhague – et celle de l’Islande – Reykjavik – vous la ferez passer au sud de la Norvège, au nord de l’Ecosse et sur 2 archipels qui semblent bien isolés au milieu de des vagues et des embruns : d’abord, le plus à l’est, les îles Shetland, liées à l’Ecosse, puis, un peu plus à l’ouest, les Îles Féroé, liées au Danemark. Et si l’envie vous prend de vous intéresser à ces îles Féroé, vous irez de surprise en surprise : terre viking par excellence, ses habitants y perpétuent leurs traditions ancestrales, certaines très contestées, à l’écart des routes touristiques ; mais les Îles Féroé offrent aussi une occasion de découvrir des paysages et une faune sur une terre qui se parcourt très facilement en voiture ou en bus, même si l’eau et l’océan y sont omniprésents. Y arriver suppose de s’écarter des lignes directes, y séjourner suppose de composer avec une météo fantasque et en parler suppose beaucoup d’objectivité. Alors faut-il que Nord Espaces propose à ces clients les Îles Féroé ? Fidèle à notre souhait de proposer des destinations connues et maîtrisées, nous y avons organisé un voyage de repérage avec un client (qui a tenu à payer son voyage). Aujourd’hui donc, nous partageons cette découverte des Îles Féroé, si éloignées des routes touristiques habituelles pour de multiples raisons et qui pourtant méritent qu’on s’y intéresse.

Aller aux Îles Féroé : avion ou ferry ?

Pour arriver aux Îles Féroé, il faut avant tout choisir son mode de transport et plus encore le trajet exact qui permettra de rejoindre la capitale des Îles Féroé, Tórshavn, sur l’île de Streymoy : bateau avec la ligne de ferry Smyryl line ? avion ? Et si vous choisissez l’avion, ce sera via le Danemark (Copenhague ou Billund la ville proche du parc LEGO) ? via la Norvège (Stavanger ou Bergen) ? Quel que soit le choix, ce sera une occasion de combiner intelligemment plusieurs découvertes ; nous avons opté pour une découverte combinée du Danemark et des Îles Féroé en louant une voiture à l’aéroport de Copenhague pour rejoindre le port d’Hirtshals, embarquer sur le M/S Norröna de la compagnie Smyryl Line ; c’est l’un des navires les plus modernes navigant dans l’Atlantique Nord et surtout le seul à offrir toute l’année quelles que que soient les conditions habituelles dans cette zone une liaison entre le Danemark, les Îles Féroé (Tórshavn) et l’Islande (Seyðisfjørður), en embarquant près de 1.500 passagers et 800 voitures , indépendamment du fret pour ravitailler les îles en matériel lourd ou en produits divers. C’est aussi une occasion de voyager différemment ; ceux qui craignent l’avion en général et les atterrissages par vent violent n’hésiteront pas. C’est aussi un moyen de voyager en sécurité, avec son propre véhicule ou avec son animal de compagnie, dans des conditions de confort appréciable. Il faudra malgré tout veiller à emporter un sac de couchage si on opte pour une couchette en dortoir dans le pont inférieur : Nord Espaces vous recommandera une cabine confortable pour passer tranquillement la ou les nuits à bord et profiter des services du Norröna.

Torshavn, une capitale qui conjugue histoire, présent et avenir

On croise peu de touristes à Tórshavn, le port de Thor, dieu du tonnerre et de la foudre dont le marteau orne le blason de la ville. Ils peuvent découvrir la vieille ville de Tinganes (créée en 825) avec ses constructions en bois sur pilotis ou aux toits recouverts d’herbe protectrice côtoyant des immeubles modernes, son port, son lacis de ruelles, les ruines de sa citadelle, le siège du gouvernement des Îles Féroé, des restaurants, les services de promotion du tourisme … Avec 13.000 habitants (20.000 si on compte l’ensemble de la commune avec sa banlieue) Tórshavn est l’une des plus petites capitales au monde. Et pourtant les amateurs de football auront déjà entendu parler de l’équipe locale qui évolue dans un stade immense comparé à la taille de la ville. Les amateurs de rock auront forcément entendu parler de l’un ou l’autre des festivals organisés tout au long de l’été. Quoiqu’il en soit, Tórshavn a été qualifiée de capitale miniature des plus belles îles du monde par le quotidien Le Monde,  faisant référence à un classement de National Geographic classant les Féroé devant les Açores en terme de beauté. Nous y reviendrons.

Les Îles Féroé : des terres vikings aux paysages extraordinaires pleins de légendes

L’intérêt des Îles Féroé tient donc aussi au sentiment de bout du monde que le voyageur ne peut que ressentir en partant à la découverte de ces terres vikings : routes parfaitement entretenues, parfois à une voie mais où le respect entre automobilistes fait que tout se passe bien, paysages déserts, lacs et cascades, la mer et le vent omniprésents, petits villages préservés blottis au fond de fjords, falaises abruptes et rochers jaillissant de l’océan en pointes acérées pour donner, ici aussi, naissance à des légendes de trolls, de géants et de sorcières, surpris par la lumière du jour comme à Tjørnuvík …  impressions de bout du monde et donc de liberté, … s’arrêter au bord d’une route pour contempler un paysage unique, s’apercevoir que la lumière du nord peut changer à ce point si rapidement que le paysage apparaît différent à chaque minute, s’attarder à suivre le mouvement dans les vents vifs de l’écume d’une chute d’eau se précipitant dans l’océan depuis une falaise, … autant de moments offerts par les Îles Féroé au visiteur curieux, patient, ouvert et qui ne se laisse pas impressionner par les ondées, les rafales de vent et le brouillard éventuels. Mais qui saura aussi être prudent face à ces éléments en approchant les falaises – à ses propres risques – ou en conduisant.

Aux Îles Féroé, Gasaladur, tout le charme d’un bout du monde

Que retenir des quelques jours passés à sillonner l’archipel des Féroé ? Il faudra relativiser nos impressions puisque la météo aura été exceptionnelle : ciel bleu, soleil, … Il n’y aura eu que le matin à Klaksvik qui aura permis de goûter à la brume et au crachin froid. Le hameau de Gasaladur – préféré à une découverte de Mykines, le paradis des macareux que l’on voit au loin depuis Gasaladur, aura été l’occasion de visualiser un paysage typique des Îles Féroé : des falaises de basalte noir avec un aménagement technique pour charger/décharger les bateaux permettant de s’avancer un peu en contrebas, une cascade tombant directement dans l’océan, des prairies verdoyantes et protégées des pas des quelques touristes venus là en voiture en empruntant un tunnel impressionnant perçant la montagne à mi-hauteur ; des moutons par petits groupes, des macareux, et un restaurant confidentiel et familial doublé d’une mini boutique de produits locaux, trouvé par hasard sur le coup de midi au cœur du hameau, sans signalétique particulière. Un moment délicieux…

Les Îles Féroé : un paradis pour les promeneurs et randonneurs

Au sud de l’aéroport, un sentier de randonnée permet de surplomber un lac qui ira se déverser lui aussi dans l’océan par une cascade mais aussi et surtout d’aller au sommet de falaises battues par les vents du large – avec des interrogations compte tenu de leur force sur les dangers qu’ils représenteraient s’ils venaient de la terre et poussaient le promeneur vers des à-pics vertigineux : une balade de plusieurs kilomètres sans difficultés particulières, plutôt fréquentée par les randonneurs de toutes les nationalités venus se faire photographier dominant en même temps le lac et l’océan. Le retour peut se faire en longeant le lac, mais le choix devra être fait en début de parcours et non en cours de route pour ne pas déranger les nombreux oiseaux qui nichent aux alentours : prêts à défendre leur habitat contre les touristes peu respectueux, ils n’hésitent pas à fondre sur l’imprudent qui s’approcherait de trop près, mais sauront agrémenter la marche de chants mélodieux. 300 espèces différentes d’oiseaux ont choisi les Îles Féroé, dont leur oiseau symbole, l’huitrier-pie.

Les Îles Féroé : toute une histoire humaine et religieuse

Visiter les Îles Féroé, c’est aussi se laisser surprendre par l’habitat local, tourné vers la mer bien sûr, dont la plus ancienne maison en bois du monde encore habitée : construite à quelques kilomètres de Tórshavn au 11ème siècle dans le hameau de Kirkjubour, elle abrite la 17ème génération de ses occupants, qui peuvent se rendre à l’église Saint Olav (construite en 1111) à proximité ou rêver devant les murs de la cathédrale Saint Magnus, dont la construction a débuté en 1300 et n’est toujours pas terminée, pour des raisons budgétaires. De Saksun à Tórshavn, de Sandavagur àKlaksvik en passant par Skali, les églises anciennes sont d’ailleurs partout et souvent datées par une plaque en haut de leur clocher.

Les Îles Féroé : une osmose rare entre la mer, la terre et les vents

Gjógv – ravin en féringien – sur l’île d’Eysturoy est plus qu’intéressant : le port du village se situe dans une entaille profonde de la falaise ; les passionnés viennent y observer les macareux et donc ici aussi l’océan est omniprésent, en véritable osmose avec tout le reste de l’environnement : une entaille profonde dans les terres a permis à l’homme de créer un petit port auquel il aura fallu adjoindre un dispositif mécanique de chargement ou de déchargement, un torrent dévale vers la mer au milieu du village avec son église, son écoles, ses maisons aux toits plantés d’herbe verte, les vagues de l’océan viennent battre la plage ou les îles au loin, des mammifères marins passent à portée de jumelles, les oiseaux survolent le tout en profitant des vents du large … Rarement on voit une telle osmose … L’hôtellerie y est parfaitement adaptée, mais c’est aussi ici, dans ces villages éloignés de Tórshavn que les traditions s’affichent.

 

Les Îles Féroé : faut-il y aller ?

Parce qu’à la fin de ce voyage, il faut se poser la question : faut-il aller au Féroé ? Laissons d’abord la parole à notre client : « Les Féroé sont un lieu fantastique, remarquable à la fois par sa nature exceptionnelle et un riche patrimoine issu de son histoire singulière. On y a la merveilleuse impression de découvrir un pays resté secret, qui en dépit de la géographie n’appartient pas vraiment à notre Europe tourmentée et stressée. On y ressent l’intimité de la relation des hommes avec la nature et vous y serez certainement sensible. On ne peut toutefois mettre ce voyage dans toutes les mains. Si vous acceptez les imprévus de la météo, considérez que côtoyer une nature quasiment inviolée est un privilège et ne craignez pas de voir des aléas modifier le programme que vous aviez prévu, vous passerez dans l’archipel féroïen des vacances à nulle autre pareilles ». Or le quotidien Le Monde souligne dans son article que « … Taiseux mais aimable, le Féringien ne l’est plus quand on aborde le sujet qui fâche : le […] globicéphale… ». Il est possible d’espérer qu’un peuple et une terre qui sont autant en osmose avec la mer, finissent par proposer aux touristes d’utiliser les magnifiques bateaux féringiens, les connaissances extraordinaires des marins de l’archipel et cette osmose avec la nature pour approcher les mammifères marins ; les anciens pêcheurs des Açores le font avec leurs bateaux initialement prévus pour aller aussi vite que les mammifères marins. Et désormais aux Açores, plutôt que de les chasser, on les approche pour mieux comprendre la grande chaîne de la vie. Si les Îles Féroé se classent donc devant les Açores en termes de beauté, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour être définitivement les plus belles îles de la planète sans restriction d’aucune sorte de la part de qui que ce soit.

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