Comment s’habiller pour un voyage nordique ?

28 décembre 2016
  • Nord Espaces a testé pour vous…

Un voyage dans les pays nordiques en hiver se prépare, notamment en termes d’équipement. Comment s’habiller pour ne pas avoir froid ? Après avoir survécu à l’hiver au Groenland, en Laponie, en Islande, en Tchoukotka… et même au Pôle Nord – certes en été – je commence à avoir une expérience certaine en la matière…

Tout d’abord, soyons réalistes : à un moment ou un autre, vous aurez un peu froid pendant votre voyage nordique en hiver ! Mais ce n’est pas mortel. Il s’agit donc de s’équiper au mieux pour pouvoir profiter des activités nordiques que vous aurez choisies de faire, de la bonne neige et de l’air frais.

Pour commencer, pensez aux vêtements thermolactyls. La technique est très ancienne : votre première protection consiste à créer une couche d’air entre des sous-vêtements moulants et d’autres protections plus amples. Depuis des décennies les militaires norvégiens, finlandais ou russes reçoivent avec leurs paquetages leurs « legins », une sorte de caleçon long épais et isolants. Ne soyez donc pas inquiets pour votre virilité chers messieurs. Certes ça ne va pas à tout le monde mais pensez aux soldats embarqués dans l’épisode de la Berezina et vous verrez que votre premier souci ne sera pas la beauté. En laine vierge ou en microfibres, aujourd’hui le choix est immense. Des marques de réputation comme DAMART mais aussi des petites marques que vous trouvez aisément chez Décathlon ou GoSport ; achetez-les en fonction de votre destination : si en Laponie, le plus souvent, vous pourrez faire face à des températures de moins 20 à moins 30 °C, d’autres contrées seront encore plus rigoureuses en hiver comme le Groenland, le Grand Nord canadien, la Sibérie ou même la Mongolie.

Passons à vos pieds. Oubliez les chaussettes de randonnées ! Elles sont parfaitement cousues pour maintenir votre pied et éviter les ampoules pendant un trekking, mais elles enserrent trop le pied, alors que durant vos activités nordiques vous avez besoin que votre circulation sanguine soit la plus fluide possible pour ne pas avoir froid. Les chaussettes hautes de ski, c’est nettement mieux.

Donc, quand vous achèterez vos bottes « grand froid » pensez à les prendre un peu plus grandes et plus larges que les chaussures que vous portez d’habitude (au moins une pointure de plus). D’une part vous devrez pouvoir mettre des chaussettes en laine en plus, d’autre part vous devrez pouvoir bouger vos orteils facilement. Certaines grandes marques expérimentent des technologies modernes en intégrant parfois des films polyesters métallisés, de l’aluminium vaporisé et d’autres isolants. Ceci étant, la majorité, y compris SOREL avec leur « touche glamour » ou TIMBERLAND , procèdent à l’ancienne en intégrant dans la botte rien d’autre que des « valenkis » russes, les « sous-bottes » en feutre de laine ou en mousse thermique. La différence va se jouer sur le revêtement, la semelle, la qualité de couture, l’usure etc.

Mais des vrais spécialistes comme BAFFIN disposent des véritables centres de R&D et n’arrêtent pas de progresser. Ils ont des supers produits, il faut mettre le prix évidemment. Vous avez le choix chez les distributeurs spécialisés REFRIGIWEAR ou GRAND FROID . D’ailleurs, vous pouvez acheter tout simplement les sous-bottes qu’on appelle « chaussons thermiques » ou « doublure amovible ».

Pour les petits budgets, si vous partez juste pour un séjour découverte, de simples après-skis de grande taille pouvant accueillir une semelle épaisse – en feutre de laine ou dans un autre isolant – ainsi qu’une bonne paire de chaussettes en laine à l’ancienne peuvent faire l’affaire en les choisissant soigneusement pour leur qualité et leur capacité à protéger de la neige. Vous devrez isoler vos pieds tout en veillant à ne pas les faire transpirer. Si vos bottes ne sont pas suffisamment hautes, munissez-vous de guêtres afin d’éviter que la neige pénètre à l’intérieur. Enfin, pour certaines destinations, des crampons amovibles en caoutchouc ou intégrés dans une semelle peuvent s’avérer très utiles.

Pour les uns comme pour les autres, à votre retour d’activité dans votre chalet ou votre hôtel, même si vous êtes plus que pressé de courir vers la cheminée où crépite un bon feu réconfortant après avoir passé quelques heures par moins 20°C, pensez à secouer vos bottes afin que la neige ne fonde pas sur leur surface même si vous les pensez imperméables. Ce genre de précaution de simple bon sens vous évitera cette sensation particulièrement désagréable de marcher dans une flaque d’eau en chaussettes quand vous allez vouloir les remettre.

Par-dessus votre vêtement thermolactyl, vous allez mettre idéalement un pantalon de ski, doublé de préférence en laine polaire par exemple.

Vous éviterez les tenues avec des bretelles, surtout si vous choisissez en plus de rajouter un bon pull par-dessus : si par malheur, pendant la balade en raquettes, l’observation des aurores boréales, le pique-nique autour d’un trou dans la glace pour pêche blanche, vous étiez pris d’une subite envie d’aller aux toilettes – et là je parle plus particulièrement pour nous les femmes -, vous allez vite comprendre pourquoi je me permets ce conseil…

C’est d’ailleurs pour cette même raison que lorsque vous partez en motoneige ou traineau à chiens et que les combinaisons « grand froid » vous sont fournies par nos partenaires pour ce type d’activité, vous éviterez de consommer trop de liquide avant le départ : se dépatouiller avec une combinaison et son capuchon n’est pas une mince affaire. Sans parler du fait que dans la toundra arctique, sur un lac gelé ou sur la glace dérivant vous n’avez pas un seul arbre permettant de masquer votre combat avec vos vêtements tout en restant digne.

Votre doudoune, imperméable de préférence, doit bien couvrir le bas du dos, suffisamment mais pas trop, et devra disposer de capuchon et de poches. Evitez les poches à boutons – sauf si boutons pression – et même les fermetures éclair : avec les doigts gelés ou avec les moufles, c’est moyennement pratique.

Parce que vous allez avoir besoin de sortir et de ranger une multitude de choses : batteries, appareil photo, objectifs, téléphone, stick pour vos lèvres, mouchoirs, lunettes, bouteille d’eau (il faut absolument boire en Arctique : l’air est très sec et les maisons sont surchauffées) etc. etc.

Par contre, si vous partez à ski de fond ou en raquettes, sachez qu’au bout d’un quart d’heure à peine, vous allez avoir chaud ; donc pas de très grosse doudoune qui risque en plus de gêner vos mouvements.

Pas très évident de s’équiper avec autant de messages qui peuvent paraitre contradictoires ; pour cibler encore mieux ce dont vous avez besoin selon les activités, les températures, jetez un coup d’œil chez CIMALP ou HT CONCEPT, marques françaises reconnues pour leur savoir-faire auprès des guides de montagne et en zone grand froid.

Pour de bons vêtements de type polaire je vous envoie chez JM (les Joyeux Marins) : imperméable et chauds, de fabrication française également le plus souvent, cette maison équipe certains marins qui naviguent en eaux extrêmes. De manière générale, aux gros pulls, je privilégie une doudoune légère (plume duvet), que je peux aisément garder sous ma grosse veste et sous la combinaison « grand froid ». Enfin, personnellement j’aime beaucoup la marque de JACK WOLFSKIN où j’ai déniché des choses à la fois jolies et pratiques.

N’oubliez pas que vous perdez la chaleur par la tête et le cou ; donc un bonnet et une écharpe sont indispensables, ça va de soi. Pour certaines destinations et les activités comme la motoneige, le bonnet ne suffit pas. Ce qui est important c’est de couvrir les oreilles et parfois tout le visage avec une cagoule. Le vent polaire amplifié par la vitesse brûle le visage aussi violement que le feu. Si vous allez faire une balade en motoneige, on vous proposera une cagoule à mettre sous le casque. Je vous conseille d’amener la vôtre. A la fois pour la bonne taille mais aussi pour la fraicheur.

Mais il n’y a pas que la motoneige ou les skis. Le bateau rapide, Rib Boat, en hiver où vous êtes debout à prendre le vent glacé et salé en plein visage ou le brise-glace qui casse la glace de plusieurs mètres d’épaisseur projette des milliers d’éclats semblables à des bouts de « verres » minuscules. Je me suis exposée fascinée par le spectacle et j’ai mis quelques mois pour effacer les effets néfastes de ce peeling arctique gratuit dont j’avais bénéficié.

Spéciale femmes. Vous allez vite sentir la peau qui tire et vos mains devenir sèches ; l’air est très sec en Arctique – ce qui d’ailleurs rend le froid plus supportable. Evidemment, il ne s’agit pas de mettre votre crème hydratante La PRAIRIE avant de sortir à l’extérieur : les crèmes, pratiquement toutes, contiennent de l’eau qui va geler à l’intérieur de vos cellules… Bonjour les dégâts ! Utilisez-les le soir uniquement. Il existe en Norvège et en Finlande des marques locales qui ont développé leurs formules en connaissance de cause.

Les mains. Les moufles préservent mieux la chaleur mais vous avez vite impression d’être un boxeur à qui on demande un travail d’horloger. Ayez une paire de gants fins en soie que vous pourrez mettre avec les moufles pour éviter de dénuder vos doigts complètement. Enfin ayez toujours une paire de secours. Ceux qui voyagent en Scandinavie en hiver ne comptent plus le nombre de gants et de moufles solitaires abandonnés, oubliés, perdus dans les cafés, dans les magasins, sur le quai d’un métro ou dans la neige et qu’une bonne âme accroche parfois à une branche d’arbre.

Pour les grands frileux il existe aussi des « accessoires » utiles du grand froid : des chaufferettes pour les pieds et pour les mains, des semelles chauffantes etc.

Si vous portez des lunettes, vous risquez d’être gênés, notamment quand vous rentrerez à l’intérieur après la balade. L’alternative des lentilles n’est pas toujours bien supportée par tout le monde, à cause de la sécheresse de l’air.

Pour le reste, posez des questions à vos conseillères chez NORD ESPACES.

Voici un bref briefing pour les novices… et n’oubliez pas, pour corser la chose, que vous êtes limité en nombre et poids de bagages (23 kg en soute en général, à vérifier au cas par cas). Merveilleux voyage au nord !

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Julia

Julia, d‘origine russe, diplômée en géopolitique et en sociologie, Julia est depuis 2005 responsable du développement et de la communication ainsi qu’une véritable spécialiste sur la destination Russie.

A propos de l'auteur

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Julia, d‘origine russe, diplômée en géopolitique et en sociologie, Julia est depuis 2005 responsable du développement et de la communication ainsi qu’une véritable spécialiste sur la destination Russie.

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